L'eau : les techniques d’irrigation en action
Quand on sait que la majeure partie de toute cette eau est perdue par évaporation avant même d’avoir servi…
Aujourd’hui, on tente une gestion plus rationnelle de la ressource. Du coup, des techniques modernes d’irrigation, plus sophistiquées mais aussi plus efficaces sont mises en œuvre pour permettre de diminuer notre consommation d’eau.

Elles peuvent aussi être automatisées, et pilotées à l’aide d’appareils de mesure de l’état d’humidité des sols, de l’état hydrique des plantes, qui permettent de connaître avec précision à quel moment il est le plus judicieux d’arroser. De plus, l'automatisation gérant très précisément les doses à apporter, elles permettent ainsi une économie en eau (les positions sont plus courtes, mais les rotations plus rapides).
Aujourd’hui, du plus archaïque au plus perfectionné, les systèmes d’irrigation sont diversifiés.
Parmi les plus efficaces :
- la couverture intégrale,
- le goutte-à-goutte
- l’aspersion.
Trois techniques qui permettent de réduire considérablement la consommation d'eau d'irrigation mais nécessitent une infrastructure coûteuse, ce qui en limite nécessairement l’usage dans les pays pauvres.
La couverture intégrale
C'est la méthode d'arrosage la plus ancienne qui, grâce à l'utilisation des matériaux modernes comme le polyéthylène retrouve ses lettres de noblesse. Elle s'adapte facilement partout.Elle peut être automatisable, mobile, ou enterrée avec une remontée télescopique à chaque arroseur.

Le goutte à goutte ou irrigation localisée
Cette technique consiste à apporter l’eau sous faible pression jusqu’aux racines et à la distribuer au compte-goutte, à l’aide de petits tuyaux, posés sur le sol ou enterrés.
Les goutteurs peuvent être externes (à poser), en ligne ou en gaine.
On irrigue avec précision et on fait des économies d’eau considérables ; ce système n’humidifie que la partie de terre située au voisinage immédiat des racines et limite les pertes par évaporation, ruissellement ou infiltration profonde.
Aujourd'hui, le goutte à goutte s'utilise aussi bien pour des cultures fruitières, maraîchères, céréalières (maïs), floricoles, pépinières…
Ce principe s'associe naturellement à la fertirrigation qui consiste en l'apport des substances nutritives (engrais solubles, le plus souvent l'azote, le phosphore et potassium) nécessaires à la plante sous forme dissoute dans l'eau d'irrigation. Un mode qui permet de fertiliser les sols tout en préservant la ressource en eau.
Le moins : le goutte à goutte nécessite l’usage d’une eau filtrée afin de ne pas obstruer les petits tubes par lesquels l’eau est distribuée.
L’aspersion
Des canalisations enterrées distribuent l’eau par le biais de tuyaux mobiles qui alimentent des systèmes d’aspersion. A la façon d’une fine pluie, ceux-ci arrosent les plantations, en projetant de l’eau sous pression.
Ce système permet de limiter la consommation d’eau et d’utiliser une eau enrichie en produits fertilisants. Cette forme d’irrigation s’adapte à toutes les cultures (sauf celle du riz).

- La micro-aspersion
C'est une pluie très fine qui arrose à basse pression, ce qui n'abîme pas les fleurs et sur un rayon de 1 à 3 mètres. Il est très simple à poser, puisque tous les tuyaux sont en surface, avec des raccords à emboîter ou à visser.
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