Quels poissons faut-il acheter ou pas ?
01/2007
Selon la FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’agriculture, 7 des 10 plus importantes espèces de poisson sont au bord du dépeuplement total. Globalement, 1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction et la moitié parvient tout juste à se renouveler. Depuis 2000, les quantités de poisson ont diminué de 5%, non du fait d’une moindre pêche mais plutôt de ressources qui s’épuisent. Dans la mer du Nord, le cabillaud, très prisé en France, a vu le nombre de poissons adultes en âge de se reproduire divisé par 5 en 20 ans.
Etat des stocks des poissons menacés et à éviter
Le thon rouge : les captures ont diminué de moitié en Méditerranée
Le merlu : aussi appelé « colin » a vu le nombre de poissons géniteurs divisé par 2 en 20 ans
La sole : surexploitée, notamment dans la Manche
Le cabillaud : stock divisé par 5 en 20 ans, surtout en Europe
La dorade rose : a disparu, ou presque, du golfe de Gascogne
L’empereur : menacé
L’espadon : très menacé
Pourtant, on le sait, le poisson est sain et nous avons tous envie d’en consommer. Nous en mangeons deux fois plus qu’en 1995 soit 16,3 kilos par habitant, soit 132 millions de tonnes. Alors comment faire ? Faut-il continuer à acheter du cabillaud, de la dorade rose en voie de disparition ?
Voici quelques poissons par lesquels les remplacer :
Le hareng, redevenu abondant suite à une quasi disparition dans les années 70 et à la mise en place de quotas
Le Bar
Le merlan
Le lieu noir
La raie
Le maquereau
Le rouget barbet
Il faut bien sûr préférer le poisson d’élevage (aquaculture), mais celui-ci n’est pas la panacée car les poissons sauvages sont pêchés pour être transformés en farines pour les élevages ! Le mieux est de soutenir les pouvoirs publics, français ou européens, qui mettent en place des zones marines protégées ou des réserves ainsi que des politiques de quotas. C’est ce que la France a fait près de Bonifacio en créant une réserve de 79 000 ha en 1999 pour favoriser la réapparition du mérou . A l’échelle mondiale, les zones marines sanctuaires ne représentent que 2% de la surface des mers.