Selon vous, combien d’hommes, femmes et enfants sont contraints à travailler pour que vous puissiez vous offrir le jean, le lecteur MP3 ou la jolie bague que vous appréciez tant ?

La question peut paraître abrupte mais est le reflet d’une bien triste réalité. Sans le vouloir bien entendu, nous avons tous une empreinte-esclave. Qu’est-ce que c’est ? Et bien, au même titre que nous pouvons calculer notre impact sur l’environnement avec l’empreinte carbone ou encore notre consommation d’eau avec l’empreinte en eau de Waterfootprint, la « Slavery Footprint » est un indicateur qui d’après notre mode de vie calcule le nombre d’esclaves travaillant potentiellement pour nous.
Slavery Footprint : un site pour prendre conscience de l’esclavage moderne
L’UNODOC, la branche de l’ONU luttant contre la drogue et le crime, estime que dans le monde, ce sont 27 millions de personnes qui travaillent sous la contrainte, sans être rémunérées ou très peu et sous l’autorité d’un « maître ».
Elle estime que l’esclavage est un phénomène sous-estimé parce qu’il est moins visible que d’autres phénomènes tels que l’exploitation sexuelle, mais qui prend de l’ampleur.
Le site américain SlaveryFootprint.org vise à rendre davantage visible cette infamie. L’objectif n’est pas de culpabiliser ou de faire se morfondre les personnes souhaitant s’informer sur le sujet en calculant leur empreinte-esclave. Le but est de faire connaître ce phénomène si bien caché et surtout de réclamer aux marques, à toutes les marques, la transparence nécessaire.
Le site initié par la Fair Trade Fund, une organisation catholique américaine propose deux clés d’entrée.
Premièrement, un état des lieux
« What, slaves work for me? » Comment ça, des esclaves travaillent pour moi ? Il s’agit là en effet de montrer la réalité de ces hommes, ces femmes et ces enfants travaillant sous la contrainte.
Nous ne sommes pas forcément conscients du fait que l’esclavage, bien qu’aboli en France depuis 1848, existe toujours bel et bien. De plus, les marques faisant appel à cette odieuse pratique n’en sont, elles non plus, pas forcément toutes conscientes, les pratiques d’esclavage étant insidieusement cachées quelque part dans la chaîne.
Deuxièmement, le questionnaire
SlaveryFootPRint.org vous soumet une enquête comportant 11 questions sur votre style de vie : après les questions traditionnelles sur l’âge, le sexe, le nombre d’enfants arrivent celles sur la manière dont vous vivez et surtout, sur les biens que vous possédez, vos habitudes alimentaires, l’état de votre armoire à pharmacie ou si votre profil correspond au parfait technophile avec toute la panoplie.
Chaque question est ponctuée d’une information supplémentaire comme le fait que les travailleurs de l’industrie de la crevette en Asie sont à pied d’oeuvre tôt chaque matin et restent à leur poste 20 heures d’affilée, ou encore que des dizaines de milliers d’enfants s’engouffrent dans des mines de mica afin que nous, femmes, puissions trouver de jolies paillettes dans notre fard à paupières…
A la fin du questionnaire, vous obtenez le nombre d’esclaves travaillant pour vous : 10, 30, 50 ?
Calculez votre score pour prendre conscience de ce qui peut se passer à l’autre bout du monde et pouvoir réaliser vos achats en toute connaissance de cause.
Les applications Slaveryfootprint sont disponibles sur Androïd et Iphone.
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Inutile d aller si loin. Il existe en France des ateliers cla destins tout à fait connus de nos responsables…
Espérons que de tels outils permettront aux inconscients s’ouvrir les yeux…
En fait c’est commme une empreinte économique, si je comprends bien, fort intéressant !
l’ esclavage existe bien et n’est pas prêt à s’arrêter. Mais il ne faut pas rendre responsable ceux qui achètent les produits de l’esclavage dans l’ignorance la plus totale et qui envoient des devises. l’esclavage est couvert par les gouvernements des pays qui usent de ces pratiques et nous ne pouvons pas faire état d’ingérence. surtout en France premier pays avec l’ Angleterre à avoir abolie ces pratiques même si napoléon à réintroduit ces pratiques par la suite. Culpabiliser les innocents ne réglera jamais le problème.Le premier responsable c’est la mondialisation et ensuite l’homme qui est un loup pour l’homme. ces pratiques survivent dans les peuplades encore primitives et à majorité musulmane. mais existent aussi chez nous avec la prostitution organisé par des gens de l’est. derrière tout ça il y a le profit. mais cela existera toujours tant que la population mondiale continuera de s’accroître. maintenant c’est facile de rendre le consommateur responsable de faire vivre les pays en vois de développement.puis de l’accuser de laisser mourir de faim quant il boude les produits pour ne pas favoriser ces pratiques. ce n’est donc pas en accusant mais en s’attaquant aux problèmes qu’on peut les résoudre. En France on peut résoudre nos problèmes pas ceux de la terre. Travailler un mois pour vivre seulement 10 jours c’est aussi de l’esclavage et c’est chez nous. Quant aux peuplades de ces pays pourquoi faire des enfants alors que ce sont les principales victimes de ce trafic.ça commence là la responsabilité des parents. Ce n’est pas le tout d’envahir le monde avec ses progénitures mais il faut assumer derrière et ne pas utiliser le sexe comme usine à esclave et conflit armé. quant on voit un enfant la première question à poser est ou sont les parents. parce que tu n’as pas parler des parents qui vendent leurs enfants et ça c’est pire que l’esclavage. je sais c’est rassurant de se dire que le blanc est responsables de tous les malheurs de la terre. autant accuser le vol du papillon d’être responsable des catastrophes naturelles. l’homme descend de l’animal, certains sont restés des animaux d’autres sont devenus humain. elle est la la vrais question.
Je ne peux que citer Kundera :
« Si l’on n’était responsable que des choses dont on a conscience, les imbéciles seraient d’avance absous de toute faute. »
La mondialisation est le fait de l’homme, de tous ceux qui achètent régulièrement des produits venant des 4 coins du monde, fabriqués dans des pays lointain parce que « c’est moins cher ».
Et inutile de dire, oui, mais la vie est dure et chère… Perdons l’habitude d’acheter parce que c’est mieux, mais revenons à l’achat utile. C’est bien de changer de téléphone tous les ans, de changer de voiture tous les 3 ans, de changer de téléviseur pour avoir un écran plat, etc… Mais ces achats frénétiques ont un coup.
Il faut toujours se dire que le capitalisme et la mondialisation s’adapteront toujours à la demande, en l’orientant, mais n’impose rien. Nous sommes nos propres maîtres et nos propres chaînes.
Donc quand je lis ce genre de commentaire, j’ai peur pour l’avenir.
Et encore, je ne relèverai pas la fin aux relents nauséabonds…
Pour Anonyme.
)
Je suis tout-à-fait d’accord avec votre première partie, sur la responsabilité.
Mais moins sur la 2nd.
Je ne pense pas que guillory voulait dire que nous ne sommes pas responsable, mais juste ne pas sombrer dans la démagogie du méchant blanc colonisateur qui exploite les populations opprimées.
Que va-t-il se passer si demain, nous arrêtons tous d’acheter 1 téléphone / an, écran plat, Wii, ect … ? (enfin pas moi je n’en ai pas
Les pays en voie de développement vont sombrer. C’est en gros le sens de sa phrase « ce n’est donc pas en accusant mais en s’attaquant aux problèmes qu’on peut les résoudre ».
Enfin, il faut également arrêter de voir le mal partout, ce n’est pas nauséabond que de constater que la valeur de la vie, d’un enfant est loin, très loin d’être la même partout sur Terre !
Cordialement
Faut pas prendre le mot esclaves au pied de la lettre : il s’agit d’un exercice intellectuel intéressant pour mesurer l’empreinte économique de notre consommation, un peu comme on mesure l’empreinte écologique. Ce n’est pas forcément triste !
Bonjour Galactix,
Merci pour votre commentaire.
Il s’agit tout de même de prendre conscience que le travail forcé existe bel et bien. Les « sweatshops » ou ateliers de misère comme on les appelle sont une réalité.
Amicalement,
Annabelle
Ce n’est peut-être pas forcément triste pour vous, évidemment nous vivons dans un monde de bisounours!
Personnellement je ne trouve pas ça très gai !